… 25 Août 2011, Almaty…
M. Zak et Mlle Tamara reçoivent Histoires Recyclables dans le magasin de leur entreprise de meubles Zeta. Ils s’installent dans un très confortable canapé de démonstration pour discuter. La raison de cette visite ? Cette compagnie produit des pièces d’ameublement à partir de déchets plastiques collectés par ses soins dans toute la ville. De plus, elle a produit et diffusé largement un petit livre pour enfants sensibilisant au tri et au recyclage des ordures ; une quinzaine de ces livrets couvre la table basse à coté du canapé, à disposition pour les clients du magasin. Comment une entreprise privée en vient à faire de l’éducation environnementale…

La compagnie Zeta est aujourd’hui la firme numéro une du Kazakhstan pour le mobilier de maison et de bureau, avec une douzaine de branches et plus de vingt revendeurs dans tout le pays. Créée en 1996, elle a progressivement gagné en importance, en misant sur l’innovation et le travail manuel de qualité. « Nous ne voulons pas installer des machines pour faire le travail mécaniquement. Nous préférons créer des emplois, et nous assurer une qualité. » Et Zak d’ajouter : « Et puis, excusez-moi de le dire, mais c’est d’abord à nos concitoyens kazakhs, que nous voulons donner ces emplois, et pas aux turcs ou aux chinois. » Social et qualité, donc, dans la stratégie de l’entreprise. Et au début des années 2000, le Président de la Compagnie lance une nouvelle idée : ne pourrait-on pas se lancer dans la production de pièces d’ameublement en plastique en utilisant comme matière première tous les déchets qui s’accumulent inutilement dans les ‘polygones’[1] tout autour de la ville ? Il faudra du temps pour mettre en œuvre cette ligne de production résolument nouvelle. Du temps pour élaborer les premiers modèles, pour s’équiper en machines qui moulent le plastique, pour mettre en place un réseau de collecte des ordures, pour faire accepter l’idée par les employés.
A écouter : Petit historique du recyclage du plastique par la Compagnie Zeta
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Aujourd’hui, l’entreprise a créé trois points de production dans la ville d’Almaty et mis en service six camions collecteurs pour les fournir en matière première. Des accords ont été passés avec différentes structures, et les employés de la compagnie eux-mêmes rapportent leurs déchets plastiques, qui leur sont rachetés. Le prix de rachat varie, nous dit-on, en fonction de la quantité, de l’individuel avec son kilogramme de flacons diverses ou de l’intermédiaire avec plusieurs centaines de kilos. Mais ce ne sont pas moins de huit tonnes de déchets qui sont ainsi récupérées dans la ville chaque mois pour assurer la production de la moitié des composants des chaises de bureaux de la marque. Zak ajoute fièrement : « Nous avons créé ce marché du mobilier plastique et aujourd’hui deux-trois autres entreprises offrent des produits similaires. Mais eux se fournissent en plastique pur au Turkménistan, en Iran ou en Pologne. Nous sommes les seuls à faire du recyclage dans notre pays. » Et aujourd’hui, il voudrait accroitre cette filière, récupérer plus pour produire plus. C’est dans l’intérêt du business. D’où une autre idée innovante au mois de Mai dernier : la sensibilisation à grande échelle de la population sur le tri et le recyclage des ordures ménagères. Car l’entreprise ne pourra pas toujours « courir après les ordures »…
A écouter : L’anecdote de la bouteille plastique au restaurant
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Pour ce faire, Zeta a conçu un livre pour enfant qu’elle a commandé à un million d’exemplaires à un imprimeur d’Almaty. L’histoire d’un chat qui apprend à deux enfants le fonctionnement de la filière de recyclage du plastique, mais aussi du métal et du papier. Et comment chacun peut participer à la préservation de l’environnement tout en favorisant de nouvelles productions. Le dernier dessin du livret montre la jeune fille arrosant les fleurs d’une jardinière qui est l’un des biens recyclés proposés à la vente par la Compagnie. L’équipe veut aller plus loin et pense à un deuxième ouvrage qui expliquerait de notions d’écologie un peu plus poussées aux enfants du secondaire. A suivre. Et Zak, qui a vécu quinze ans au Canada avant de revenir dans son pays, d’ajouter : « le problème, aujourd’hui, c’est qu’on produit trop, et ensuite on jette. Les gens devraient s’interroger plus sur leurs modes de consommation. Vous connaissez le surnom d’Astana ? La ville des sacs volants. »
Quelques jours plus tôt, Histoires Recyclables visitait Mels Eleusizov, responsable de l’Union Ecologiste des Associations et Entreprises du Kazakhstan « Tabigat » et personnage de la scène politique nationale. Son combat contre les ‘polygones’ a débuté dès les années 90, organisant Forum et mobilisation médiatique pour dénoncer les problématiques environnementales et sanitaires posées et envisager d’autres solutions. La plupart des ‘polygones’ furent fermés, mais aucune alternative ne fut mise en place. Lorsque M. Eleusizov a lui-même fait le projet en 2005 d’une zone de collecte et de tri pour un ensemble résidentiel de sept immeubles, ce fut « une grosse affaire ». Les gens redoutaient qu’il ne s’agisse d’une autre forme de décharge avec les odeurs et vermines associées. Et il ne manque d’ajouter : « les kazakhs ont un caractère nomade, c’est difficile de leur faire respecter les règles. » Ce n’est qu’aujourd’hui, après six ans de fonctionnement réussi et l’assainissement de cette petite zone d’immeubles qu’il a pu proposer un essai à plus grande échelle, sur l’ensemble d’Ust Kamenegorsk. Dans cette ville située au nord d’Almaty, trois cent dix sept points de tri des ordures ménagères devraient être installés prochainement, pour permettre le recyclage de l’ensemble des plastiques, métaux, verres, papiers et composants précieux de toutes les poubelles individuelles.
« Les emplois créés par le traitement manuel à chaque point pourrait bénéficier à des personnes en difficulté sociale. Je pense maintenant à faire travailler des personnes sorties de prison, car sinon, ces gens qui ont souvent des difficultés à retrouver du travail et ont peut-être perdus les liens avec leurs familles replongent dans des activités criminelles. On pourrait essayer de briser ce cercle vicieux. » De nouveau, des considérations sociales et environnementales qui vont de paire. Et M. Eleusizov avait également conclu: « Le principal problème, aujourd’hui, c’est la consommation. Les gens veulent toujours plus. Mais avec la population qui croit, cela ne peut pas durer. Les changements sont de plus en plus rapides. Au Kazakhstan, nous avons déjà perdus 40% de nos glaciers. Si les hommes ne veulent pas comprendre cela, nous allons à notre perte. »
A écouter : Mels Eleusizov nous explique son premier projet à Almaty
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Ces rencontres montrent une fois de plus que le business n’était pas forcément antagoniste de considérations sociales et environnementales et que la politique et l’action pouvaient aller ensemble. C’est la volonté des décideurs qui rend possible les entreprises durables et les changements d’habitudes. Interrogé sur la concurrence avec les marchandises chinoises, Zak répond qu’en effet, ils ont eu à souffrir de cette compétition serrée pendant plusieurs années. Mais d’une part, la constitution de l’Union Douanière réunissant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan leur a donné un gros coup de pouce en autorisant la circulation libre des biens au sein de ces trois pays. D’autre part, les taxes à la frontière chinoise ont été renforcées. Ainsi, les importations de mobilier depuis la Chine voisine n’offrent plus d’avantage financier sur la production locale, qui plus est de meilleure qualité. L’entreprise Zeta a encore de beaux jours devant elle. Et avec un homme politique tel que Mels Eleusizov, la filière du recyclage du pays continuera de se développer, tout en éduquant les plus jeunes avec l’association locale PosadiDerevo.
A écouter : A propos de consommation…
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Un très grand merci à Dauren pour avoir arrangé ces deux rencontres.
[1] Les polygones organisés durant l’époque soviétique sont des zones de décharge autour de la ville. Il y en aurait eu jusqu’à une douzaine dans le voisinage d’Almaty.
When business and education on environment collaborate
… 2011, August 25th, Almaty …
Mr. Zak and Miss Tamara welcome Histoires Recyclables in the big store of their furniture company Zeta. They make themselves comfortable in a demonstration sofa to discuss. The reason of the visit? This company produces furniture’s parts from plastic wastes collected all over the city. Moreover, it produced and massively spread a booklet sensitizing children on wastes recycling; about fifteen of these cover the coffee table nearby the sofa, available for the store customers. How a private company came up to education on environment…
The Zeta Company is today the first firm in Kazakhstan on house and office furniture, with a dozen of branches and more than twenty sellers throughout the country. Born in 1996, it increased progressively, counting on innovation and qualitative handmade work. “We don’t want to use machines to do the work mechanically. We prefer creating jobs and ensure quality.” And Zak adds: “Then, you might forgive me to say that, but we want to offer jobs to our people, neither to Turkish nor Chinese.” Social and quality, as it is the business strategy of this enterprise. And, at the early 2000’s, the Director of the company launches a new idea: couldn’t we produce some plastic furniture parts by using wastes that accumulate in the ‘polygons’[1] all around the city? It took time to bring this new production line resolutely new into play; time to design the first models, to purchase the machines that mould the plastic, to set up a network of wastes collection, to convince the employees.
Today, the enterprise developed three production points in Almaty city and has three lorries to collect the raw materials. Agreements were signed with different structures, and the company employees themselves bring their plastic wastes which are bought. The purchase price varies with the quantity and the quality, from the single person with a kilogram of various bottles to the intermediary with a hundred or so of kilograms. But in all, not less than eight meter tons of wastes are salvaged this way in the city each month, to maintain the production of half of the Zeta office chair parts. Zak adds proudly: “We created this plastic furniture market and today two or three others enterprises offer similar products. But they get raw plastic supplies from Turkmenistan, Iran or Poland. We’re the only ones who recycle in our country.” And today, he would like to increase this industry, salvage more to produce more. It’s profitable to business. From which follows in last May, an innovative idea: sensitization at large scale of the population on sorting and recycling domestic wastes. Because the enterprise won’t be able to “run after wastes”…
To do so, Zeta developed a booklet for children and one million copies were published by a professional printer in Almaty. This is the story of a cat that learn to two children the chain of the industries of plastic, metal and paper recycling; and how each and every person can participate to the protection of the environment and to the development of new productions. The last drawing of the booklet shows the young girl watering flowers in a window box, recycled product of the Zeta range. The team wants to do more and thinks about a second book explaining advanced fundamentals of ecology to students of the secondary school. To be continued. And Zak, who lived fifteen years in Canada before coming back in his country, adds: “the problem today is that we produce too much and after we throw away. People should question more on their habits of consumption. Do you know the nick name of Astana? The city of the flying bags.”
Few days earlier, Histoires Recyclables visited Mels Eleusizov, head of the Ecologist Union of the Associations and Enterprises of Kazakhstan « Tabigat » and well known activist on the national political scene. His fight against the ‘polygons’ started in the 90’s, organizing forum and events to denounce the social and environmental issues and to develop new solutions. Most of the ‘polygons’ were closed, but alternatives weren’t built up. When M. Eleusizov has himself driven the project in 2005 of a sorting point for seven residential buildings, it was a « big affair ». People dreaded to see a new dumping area, with its associated smells and vermin. And he added: “Kazakhs have a character of nomads; it’s difficult for them to respect rules.” It’s only today, after six years of successful working order and the sanitation of this small urban area that he could propose a bigger scale try, on Ust Kamenegorsk ensemble. In this Northern city, three hundred seventy seven sorting points would be installed soon, to enable the recycling of plastics, metals, glasses, papers and precious components of the domestic wastes. “The jobs generated by the manual treatment of each sorting point would benefit to people with social difficulties. I’m thinking of giving works to former prisoners, who would have problems to find new employment, probably lost links with their family and relapse into delinquency. We could try to break this vicious circle.” Once again, social and environmental considerations are taken together. And M. Eleusizov concluded: “The main problem today is consumption. People always want more. But with the growing demography, it can’t last. Changes are faster and faster. In Kazakhstan, we have lost 40% of our glaciers. If people don’t want to understand that, we’re on the road to ruin.”
This meeting showed us once again that business is not necessarily against social and environmental considerations. This is the willingness of deciders that makes possible durable enterprises. Questioned about competition with Chinese goods, Zak answered that they suffered of it for several years. But in one hand, the establishment of a commercial union between Russia, Belorussia and Kazakhstan gave their business a bit of a boost. Trade among these three countries is free of charge. In another hand, taxes at the Chinese border goods have been increased. Thus, importation of furniture from China doesn’t offer financial advantages on the local production, which is of better quality. The Zeta Company has long and bright days to go. With a politician such as Mels Eleusizov, the recycling business in the country will grow up, in parallel with the education on wastes management thanks to the local association PosadiDerevo.
A big thank you to Dauren for organizing those two meetings.
[1] The polygons organised during the Soviet times are the dumping areas around the city. There were dozens of it near Almaty.
Tags: compacteur à déchets, entreprise recyclage, gestion des déchets, Kazakhstan, recuperation des déchets, recyclage plastique
Merci pour cette réponse fort intéressante. J’ignorais les conditions de vie
de ces peuples, qui sont très loin d’être des pollueurs (bien moins que nous).
Nous avons beaucoup de choses à apprendre d’eux.
Continuez à nous instruire et à nous aider à voir plus loin que le bout de notre nez.
Bon courage.
Nanou.
Merci de continuer de nous suivre Nanou.
Néanmoins, nous devons revenir sur votre remarque sur les peuples dits nomades.
Il est important de rappeler qu’à l’époque du grand empire mongol bâti par Gengis Khan– non sans distribuer quelques baffes, des lois extrêmement rigoureuses avaient été rédigées pour protéger les ressources naturelles, eau, sous-sol et forêts. Il s’agissait des « Grandes Décisions – Ikh Zasag ». Ainsi par exemple, on pouvait être exécuté si on lavait son linge, ou pire, urinait dans une rivière ou un lac. Et il était formellement interdit de creuser la terre pour en extraire des métaux et autres pierres précieuses.
Les nomades actuels, encore très nombreux en Mongolie, un peu moins au Kirghizstan et encore moins au Kazakhstan, ont hérité de ce code rigoureux. Ils connaissent parfaitement leur steppe, ses rivières, ses lacs et ses pâturages, et remarquent les changements découlant de l’activité humaine. Ils ont un profond respect pour les des ressources naturelles, de par cet héritage séculaire, mais aussi de par leur dépendance vis-à-vis de l’environnement et enfin à cause de la culture chamanique, très présente dans les grandes steppes de l’Asie Centrale. De plus, la consommation d’un nomade est bien moindre par rapport à celle d’un urbain. Et les familles de la steppe auront tendance à réutiliser leurs biens et à les employer jusqu’à l’extrême limite. Ils ne produisent donc que très peu de déchets.
Ainsi, les nomades ne sont pas les plus gros pollueurs – même s’il y a un manque de connaissances sur les produits de la société moderne et leurs méfaits sur l’environnement, comme les plastiques ou les piles – et sont les premiers à se battre dès que l’environnement est menacé. Rappelez-vous de notre article sur les « Guerriers écolos » http://www.histoiresrecyclables.net/guerriers-ecolos/ où nous parlions de ces éleveurs nomades qui se battent contre des compagnies minières qui détruisent l’environnement et qui contribuent – avec le surpâturage qu’il ne faut pas négliger – ainsi à l’exode des éleveurs vers la ville, qui ne trouvent plus de rivière ou de pâturages pour leurs animaux.
Rappelons-nous que les nomades d’Asie Centrale connaissent extrêmement bien leur environnement. Et n’oublions pas que la société de consommation moderne et son frénétique « acheter-jeter » sont les plus graves dangers. Cependant il est vrai que l’éducation des enfants reste importante, autant pour les ruraux que les urbains, pour les nomades et pour les sédentaires ; d’une part pour qu’ils prennent soin des ressources naturelles à leur disposition et d’autre part pour qu’ils soient en bonne santé.
A bientôt Nanou.
Nihaho Julien,
Un grand merci pour ton commentaire et ton soutien.
Comme tu le mentionnes, il est vrai qu’il y a une grande marge en Chine entre la rigueur des lois environnementales sur l’industrie et leur application. Mais quand le gouvernement décide de quelque chose, comme par exemple, de convertir l’agriculture en biologique, tout le monde s’y met comme de bons petits soldats (voir l’article http://www.histoiresrecyclables.net/le-village-de-an-long/ qui te rendra peut-être nostalgique de tes longues années passées dans ce fascinant pays/continent).
Néanmoins, nous avons été positivement impressionnés par les universités scientifiques du pays, et notamment celles de Beijing et de Chengdu, et leurs recherches et implications dans plusieurs projets à l’international sur les techniques d’assainissement biologiques des eaux usées, les toilettes à litière et le compost des déjections humaines, le biogaz…
De plus, nous avons pu rencontrer d’intéressantes et actives associations dans ces différents pays qui travaillent sur les mentalités et habitudes de leurs concitoyens. N’oublions pas qu’en Belgique ou en France, le tri des ordures s’est fait grâce aux pressions de quelques associations et grâce au fait que nos gouvernements aient ensuite pris le relai et aient rendu obligatoire ce tri.
Bonne continuation à toi et ta petite famille.
Nous ne vous dirons jamais assez merci pour tout ce que vous faites;
Il est vrai que le problème des déchéts est important, mais le grand pas
est de faire entendre la chose à des peuples nomades. En dehors de ce
grand programme vous nous faites voyager. Merci pour tout,mais prenez
soin de vous. Bisous.
Nanou
Merci pour cet article, très intéressant. J’ai habité en Chine pendant 10 ans : au début des années 2000, seuls les chinois universitaires commençaient à évoquer l’écologie, et à agir. Puis la presse et la propagande ont élaboré des campagnes avec slogans, etc… Mais de la volonté politique affichée à la pratique réelle, il faut encore du temps. Aujourd’hui j’habite en Belgique, nous avons 3 sacs poubelles de couleurs différentes selon la nature des déchets + un container de verre + un de compost. Mais nous consommons sans doute 10 fois plus qu’un chinois moyen !
Je vous souhaite bonne continuation !
Jul.
Encore des « personnalités » très intéressantes rencontrées au fil de vos pérégrinations Réussir à allier l’entreprise avec une notion de rentabilité, l’écologie (sans être extrémiste) l’éducation des enfants sur le recyclage et donc notre environnement et l’emploi voilà bien un bel ouvrage. Toujours admiratif et passionné par votre travail, vos contacts sur place et les pays que grâce à vous nous découvrons, non seulement la position géographique, très souvent, mais également ceux qui construisent souvent avec peu…. Je crois que de chacune de vos pages nous avons beaucoup d’enseignements à tirer.
Je me penche sur les cartes et les écrits pour découvrir un minimum du Kirghizstan et le lac Issyk-Koul, ou vous devez, je crois, vous trouvez actuellement. La météo locale et les photos vues sur Earth donnent à penser que le site est magnifique et l’eau d’un bleu d’une grande pureté.
Prenez soin de vous
Biz
Chris