Histoires Recyclables sème ses graines

2010
11.06

Octobre 2010, Ulaanbaatar et Mandalgovi

Les outils pédagogiques développés par Histoires Recyclables (HR) ont été transmis aux enseignants de 34 écoles mongoles de campagne.

HR, en collaboration avec Action Contre la Faim (ACF), a mis en place le volet de « promotion de l’hygiène » d’un programme d’une Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale. Le personnel de cette ONG et les enseignants des écoles ciblés par leur programme ont été formés aux messages clés de promotion de l’hygiène et aux techniques d’apprentissage et de sensibilisation innovantes, telles que les animations « made in » Histoires Recyclables.

Mais la « promotion de l’hygiène », qu’est-ce que c’est ?

La promotion de l’hygiène vise à autonomiser les femmes, hommes et enfants en terme de prévention  des maladies liées à l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Il faut savoir que 1.1 milliard de personnes dans le monde (soit plus d’1 personne sur 6) n’ont ni accès à une eau propre et ni accès à des infrastructures sanitaires de base (notamment des toilettes)[1]. Ainsi, chaque année 4 millions de personnes, essentiellement des enfants, meurent de maladies liées à l’eau, l’assainissement et l’hygiène.

Dans les pays chauds, les bactéries et virus se développent et se propagent beaucoup plus facilement qu’en pays tempérés ou froids. Néanmoins, les enfants mongols souffrent chroniquement de diarrhées, de dysenterie, d’hépatite A et de problèmes de dents et de gencives. Aussi dans les écoles et dortoirs, nombreux sont ceux qui attrapent la galle, et qui sont parasités par des puces et des poux. Pour la plupart ces problèmes pourraient être évités et contrôlés par des pratiques d’hygiène simples et régulières. Ainsi les messages clés de la promotion de l’hygiène sont :

-          Lavage des mains avec du savon aux moments critiques et hygiène personnelle (corps et vêtements);

-          Consommation d’une eau propre et traitée;

-          Maintenance d’une bonne hygiène alimentaire;

-          Maintenance d’un environnement sain (infrastructures sanitaires, gestion des déchets et protection des ressources naturelles).

Comment faire passer les messages aux enfants et être sûr qu’ils les mettent en pratique ?

La difficulté avec la promotion de l’hygiène c’est que bien souvent les enfants savent qu’il faut se laver les mains, se brosser les dents… mais ne le font pas. Parce que les grands le leur ont trop souvent répété dans un discours ronflant d’une voix monocorde. Et puis les enfants vous diront « je ne me suis pas lavé les mains avant de manger mais je ne suis pas tombé malade ».

Par contre si l’hygiène est associée à des jeux ou bien à l’écologie par exemple, peut-être les enfants prendront-ils plus facilement de bonnes habitudes.  C’est ainsi que Histoires Recyclables a proposé aux enseignants tout un lot d’activités pour chaque message clé ; messages directement liés à l’hygiène mais aussi à la protection de l’environnement.  Démonstrations, expériences scientifiques, théâtre, jeux, chanson…

Equipés de ces outils et d’un guide pratique, les enseignants sont repartis dans leurs écoles respectives pour former et transmettre ces méthodologies aux Clubs de Jeunes qui auront la charge de faire passer ces messages auprès de leurs petits camarades.


[1] Organisation Mondiale de la Santé, 2004

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13 Responses to “Histoires Recyclables sème ses graines”

  1. Histoires Recyclables dit :

    Bonjour Laura,
    Tout d’abord, garde en tête que les bactéries dont nous parlons sont celles qui transmettent des maladies. Puis il faut savoir que les bactéries sont des êtres vivants microscopiques qui ont besoin de certaines conditions pour vivre et se développer. Et la température est une de ces conditions essentielles. Ainsi, en pays chaud, la chaleur et l’humidité sont très confortables pour les bactéries qui grossissent et se multiplient. Au contraire des endroits secs et froids, comme la Mongolie, où les bactéries restent gelées jusqu’à l’été où elles pourront à nouveau se développer. En conséquence, un environnement sale ou de mauvaises pratiques d’hygiène auront des risques de contamination et de maladies pour l’homme plus importants en Afrique qu’en Sibérie. Voilà, Laura, pour les vilaines bactéries.

  2. Ecole de Monsac dit :

    Bonjour,
    Pourquoi dans les pays chauds il y a beaucoup de bactéries?
    Laura

  3. Histoires Recyclables dit :

    Bonjour pepez!
    Quel poisson dans le Baikal nous demandes-tu? Ha ha…
    Si la profondeur exceptionnelle du Lac et la pureté de ses eaux ont longtemps offert une grande diversité d’animaux aquatiques, la vedette du Baikal, c’est l’omoul. Coregonus migratorius, endémique des lieux, est particulièrement apprécié pour la tendresse de sa chair. On nous disait aussi, lorsque nous séjournions sur l’île d’Olkhon, que c’est le seul poisson qui crie lorsqu’on le sort de l’eau… Ce que nous avons retrouvé dans la lecture récente du récit de voyage de Caroline Riegel (Soifs d’Orient) : « l’omoul est le poisson le plus facile à libérer du filet : un simple dévissage de la main leur arrache un cri déchirant, presque un pleur ».
    On le consomme souvent fumé aux abords du lac, mais aussi salé, en soupe ou en raskolotka (omouls congelés, finement râpés ou cassés en morceaux, servis crus ou épicés). Dans le même ouvrage, on peut lire : « sur la placette du marché de Livtsianka, quantité d’omouls sont fumés sur de petits grils de fortune. Les stands exhalent une fumée si alléchante qu’il est vain de résister ».
    Alors, nous t’attendons avec tes cannes à pêche ?

    Amandine & William

  4. Manou dit :

    Yep!

    Juste un mot pour partager mon contentement après avoir rattrapé mon retard de lecture des Hustoires Recyclables! Quel bonheur de vous lire…simplement! Joli travail auprès des écoles! Partager, transmettre, rester curieux et à la portée de tous, voilà de belles qualités pour une belle aventure… Humaine et citoyenne, simplement! Bonne continuation! La bise à tous les 2….

  5. Histoires Recyclables dit :

    … Et tu liras, cher David, dans notre article « Histoires Recyclables, de leurs ambitions » quelques éclaircissements sur nos humbles prétentions.

  6. pepez dit :

    Bonjour les « Histoires Recyclables », merci pour la « censucrerie » hautement méritée.
    Je suis allé passer la journée au bord de la rivière afin de retrouver la sérénité, ou plus sérieusement, de tenter de sortir maître « esox lucius » de ses grandes ondes favorites (pour mieux l’y remettre, don’t worry) et tout ceci sans grand succès, je dois bien l’avouer.
    Mais la question qui me « tarabuste » depuis quelques temps est: QUEL POISSON PECHE T’ON DANS LE LAC BAÏKAL ? Merci pour votre réponse, si cette dernière me satisfait, j’amène les cannes à pêche, et l’on se fait une cession!
    A bientôt les amis! Pepez

  7. Histoires Recyclables dit :

    Merci pour le coup de main et de clairon tonton, en attendant la suite.
    Nous avons pris le soin d’alléger ton commentaire un peu trop brulant pour notre blog engagé mais non orienté. Toi-même tu sais.
    Tout plein.

  8. Manu dit :

    Message bien reçu…
    Les élèves vont passer à la phase « traiter les données sur informatique »… Cela prendra donc quelques jours encore! Mais, ça y est, et vous l’apprenez avant eux, leur appareil photo a été livré, et leurs bouilles comme leurs ateliers et les fruits de ceux-ci devraient bientôt être disponibles…

    A bientôt et réchauffez-vous autant que possible!

    Manu

    PS: Mes drôles à moi, ainsi que leur mère bien sûr, vous embrasse bien fort!

  9. Histoires Recyclables dit :

    Manu,
    Votre intérêt et vos réactions nous stimulent énormément. Merci pour ça.
    N’hésites pas à nous faire suivre les travaux que tu as fait avec tes élèves, nous nous empresserons de les mettre en ligne sur note blog. Cela inspirera sans doute d’autres écoles.
    Bonne suite à vous et bon hiver (nous vous parlerons du notre…)

  10. Histoires Recyclables dit :

    En bref David, ce sont les températures et les quelques contacts que nous avions a Ulaanbaatar qui nous ont poussé a nous y arrêter et a poser les valises pour quelques mois. L’hiver sera rude dans toute la région et nous avons fait le choix d’aborder la grande Asie Centrale au printemps prochain. Ce sera beaucoup plus sympathique pour planter la tente n’ importe où et rencontrer les nomades. Quant aux opportunités de travail, elles se sont pointées assez rapidement, ayant passé 1 mois dans la capitale courant de rendez-vous en rendez-vous. Une dernière petite chose, nous souhaitons vivement et humblement que nos témoignages touchent un maximum de personnes, porteurs de projets ou simples citoyens dans leur monde “étriqué”. Nous sommes de la même planète non? Bien à toi collègue. A bientôt en Méditerranée.

  11. pepez dit :

    SCORE AU PREMIER QUART TEMPS:

    MONGOLIE: 34 ECOLES PARTICIPATIVES

    FRANCE : 8 ECOLES PARTICIPATIVES

    BRAVO WILLIAM ET AMANDINE, JOLI TRAVAIL!

    HORMIS CETTE PETITE PLAISANTERIE, JE LANCE UNE BOUTEILLE A LA MER A TOUS LES AMIS D’  » HISTOIRES RECYCLABLES » DE FRANCE ET DE NAVARRE;
    UN GRAND MERCI D’AVANCE DONC, A TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI SE DONNERONT LA PEINE D’ALLER A LA RENCONTRE DES ECOLES DE LEUR QUARTIER
    AFIN DE SENSIBILISER LES ENSEIGNANTS, ET LES PERSUADER DE VENIR NOUS RETROUVER AVEC LEURS ELEVES, SUR CETTE BELLE ET GRANDE AVENTURE QUE VOUS NOUS FAITES VIVRE, AMANDINE ET WILLIAM.

    ( Ce petit mot n’est pas signé « FURAX »; en tant que secrétaire de l’asso, je sais combien il est difficile, par les temps qui courent, de rencontrer les enseignants qui, ont bien du mal à exercer leur travail en toute sérénité)
    (…)

  12. david mars dit :

    Est-ce que c’est ce travail qui vous a poussé à choisir OB pour hiverberner? Ou tout simplement le tracé et l’espoir d’un printemps dans un autre décor? Je viens de survoler trois mois en une fois… Tous les mots m’interpellent. Tout d’abord, cette interaction avec vos lecteurs. L’espace d’un instant je vous ai imaginé tous les deux, blasés, dans une cage sur la place publique à votre retour à Nice (par ex.). Mais c’est parce que je m’imaginais plonger dans votre regard plein de tous ces mondes, profond de toutes ces eaux, tandis que vous, réticents , ne partageriez une complicité qu’avec ceux qui font, ceux qui marchent, ceux qui changent. Et puis, je me mets une claque derrière la tête, et je me dis que la nature même de ce blog est à la mesure de votre générosité. Ici ou ailleurs, les choses paraissent parfois compliquées. Elles le sont certainement, d’ailleurs. Mais il y a dans votre aventure, votre travail, et dans sa qualité, une leçon dont je ne saisis pas encore tout le sens, parce que nous ne nous sommes que croisés et que je ne connais pas les motivations et les objectifs de ce périple, enfin, les plus personnels, tout du moins. Dans mon univers que l’on pourrait qualifier d’étriqué dans une certaine mesure, vous êtes uniques. Puissent Mamiwatta et ses cousins-cousines accompagner votre périple sous les meilleurs hospices. Big Up

  13. Manu dit :

    Le bonjour à ces collègues lointains avec qui nous aurons peut-être des contacts plus tard…
    Mes élèves ont été drôlement impressionnés par les chiffres de la consommation d’eau que vous annonciez dans l’article précédent!
    Je pense que ma programmation en géographie, après le découpage administratif du pays (merci pour les articles chinois qui ont fait émerger le questionnement en la matière), va faire un tour du côté de l’utilisation de cette ressource aux quatre coins du monde… ou quelque chose dans ce goût là, histoire d’en reparler tout en faisant un tour d’horizon de la planète.
    Continuez à nous faire rêver (ou atterrir!) et à me donner par là-même la chance d’exercer mon métier tel que j’aime le faire: en innovant un peu!
    Bises à vous deux, et à très vite!

    Manu

    PS: les photos viendront bientôt: la classe investit!

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