Juste pour les yeux…

…Khujand, région de Sughd, Tadjikistan, Décembre 2011…
En passant plusieurs mois en Asie Centrale, on comprend que les anciennes républiques soviétiques partagent de communes problématiques environnementales et que les solutions dépassent leurs respectives frontières ; l’URSS ayant laissé des traces difficiles à faire partir. Néanmoins, autant les politiques semblent avoir du mal à collaborer d’un pays à l’autre, autant les associations locales ont tissé des liens qui seront peut-être à long terme des ponts pour de durables coopérations.

… Décembre 2011 à Khujand…
Le Tadjikistan est la plus petite et la plus pauvre des jeunes républiques d’Asie Centrale. L’absence de parc industriel, la faible population et le relief de hautes montagnes[1] ont limités jusqu’alors le développement économique du pays. Mais cette situation pourrait changer avec l’influence des Etats voisins et les aspirations des jeunes générations. Quelle place sera alors accordée aux enjeux environnementaux nationaux et régionaux ? A Khujand, alors que la grande sculpture de la faucille et du marteau de l’avenue Lénine vient d’être remplacée par un gigantesque panneau publicitaire, une association s’engage pour la promotion d’alternatives énergétiques et de technologies vertes dans les communautés tadjikes du nord. Lire la suite »
…Osh, Novembre 2011…
Le site du projet ATIK – Appropriate Technology Introduction for Kyrgyzstan[1] – affiche comme devise : « développer les gens pour développer leur pays ». Dès que Histoires Recyclables (HR) entame la discussion avec Tolkun dans les bureaux de l’ONG STLI[2] qui mène ce projet, celui-ci tient à préciser leur stratégie : « nous ne donnons que du savoir ». Voilà qui retient aussitôt l’intérêt de HR, une démarche misant pleinement sur l’humain, loin des logiques d’assistanat de nombreuses organisations dites « de développement ». Petit tour d’horizon.

…Bichkek, Septembre et Octobre 2010…
Trois membres du mouvement écologique BIOM parviennent à s’échapper de la conférence internationale sur le changement climatique organisée à Bichkek pour rencontrer Histoires Recyclables (HR). Vladimir, téléphone collé à l’oreille, Aleksei, une lourde sacoche sur l’épaule et Ilya des posters sous le bras, débarquent dans le petit bureau de l’AFKE[1] à FrancEvasion. HR commence par présenter son projet puis ses outils pédagogiques et rapidement BIOM comprend qu’une collaboration est envisageable. De l’association d’étudiants de ses origines, le mouvement écologique semble avoir conservé la spontanéité et l’enthousiasme, avec le professionnalisme en plus. En moins d’une heure ont été jetés les fondements du partenariat entre HR et BIOM, puis les Vladimir, Aleksei et Ilya repartent en trombe vers leur conférence, laissant sur le bureau posters, brochures et ouvrages en quantité. La tornade BIOM vient d’insuffler son énergie à HR.
C’est à l’issu de trois jours de formations avec les représentants de six organisations environnementales kirghizes que HR a eu l’opportunité de s’entretenir avec Mme Nurzat Abdyrasulova, fondatrice et directrice de la Fondation Civique Environnementale UNISON. Derrière les fines lunettes et la douceur de la voix, cette femme se révèle d’un caractère déterminé, d’un parcours courageux et d’un refus clair de la langue de bois. Portrait rapide de cette grande dame et de son organisation. Lire la suite »
…Octobre 2011…
Les deux protagonistes de HR ont organisé deux formations à Bichkek au mois d’Octobre. Pour rappel, l’objectif de ces formations est de mettre à disposition des participants des outils pédagogiques ludiques et innovants pour enseigner en maternelle, primaire et collège de manière participative la protection de l’environnement et la santé environnementale. Ainsi, à travers quatre grandes thématiques, les ressources en eau, la gestion des déchets, la biodiversité et l’hygiène personnelle, pendant deux à trois jours, HR explique ses jeux et expériences scientifiques développés, améliorés et peaufinés tout au long du voyage. Puis ce kit pédagogique est fourni aux participants.
Bichkek et le lac Issyk-Koul, Octobre 2011
« Êtes-vous allés à Issyk-Koul? Avez-vous visité nos montagnes? » Ce sont là les deux questions rituelles que vous posent les kirghizes lorsqu’ils vous rencontrent pour la première fois. Et on les comprend aisément. Le lac Issyk-Koul est le deuxième plus grand lac de montagne au monde et le Kirghizstan abrite dans le Tian Shan, l’Altaï et Pamir plus de 45% des glaciers de la région. On en dénombre autour de trois milles, dont la surface glaciale couvre 4% du territoire. Près de deux mille lacs et trois mille cinq cent rivières arrosent le pays, véritable réservoir de l’Asie Centrale[1], puisque les Ouzbékistan, Kazakhstan, Tadjikistan et Turkménistan voisins profitent de ces eaux de surface, de même que la province chinoise du Xinjiang. Mais la situation actuelle ne ressemble en rien à cet Eden. Les défis environnementaux du Kirghizstan au XXIème siècle sont connectés à des problématiques sociales et politiques nationales très sensibles mais aussi transfrontalières. Cependant, des organismes et associations kirghizes font face à ces problèmes en les attaquant par le biais de l’ « éducation pour un développement durable ».

Kajy Sai, sur la rive sud du lac Issyk-Koul, Septembre 2011…
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